J’ai décidé de faire le grand saut et de devenir entrepreneur il y a maintenant 1 an. Dans le cadre de mon premier projet lié au home-staging, j’ai réalisé une étude de marché qui a duré près de 4 mois.
la vidéo
2 temps forts dans cette enquête :
– l’étude auprès de home-stagers et des professionnels de l’immobilier,
– l’étude auprès des particuliers (sondage téléphonique auprès de 200 personnes avec un bien en vente).
Ce qui m’a frappée dans la rencontre avec les home-stagers, c’est d’avoir découvert que 95% d’entre eux n’avaient pas réalisé d’étude de marché avant de se lancer dans une activité nouvelle en France, qui plus est méconnue voir inconnue des Français. Je me demande de quelle manière on peut développer un business quel qu’il soit sans maîtriser son marché et ses enjeux.
Lorsque l’on créé une entreprise c’est en règle générale que l’on a pour projet de répondre à un besoin, à une attente auxquels le marché ne répond pas.
Le résultat de cette étude a été sans équivoque, 95% des home-stagers ne vivent pas de leur activité. Seuls les acteurs qui dispensent la formation tirent leur épingle du jeu mais pour combien de temps ? L’enquête réalisée auprès des particuliers m’aura clairement permis de comprendre la situation, 100% des particuliers trouvent la prestation intéressante mais 95% ne sont pas prêts à la payer…
J’ai très vite compris que le particulier n’était pas la cible de ce marché et qu’il allait falloir identifier d’autres solutions pour envisager un développement commercial de cette activité.
Si les home-stagers avaient réalisé une étude de marché, ils auraient compris qu’à ce jour, le marché français n’est absolument pas prêt à accueillir ce nouveau métier.
Entreprendre, c’est être curieux, ouvert, accepter la remise en cause, être en position d’écoute permanente mais c’est aussi être capable de renoncer…
Il est très important d’avoir son CV accessible sur le net, la visibilité sur le site de l’apec, cadremploi m’aura permis d’être chassée par le leader en assurance. De nombreuses entreprises recrutent leurs candidats en effectuant des recherches par critère soit d’expérience ou de compétences. Ma sélection s’est faite à l’issue d’une réunion d’information très motivante et de 4 entretiens individuels. L’objectif de ces rendez-vous étant de tester ma volonté d’entreprendre ainsi que mes aptitudes.
Je vais partir d’ici 2 semaines pour 3 mois dans un centre de formation afin d’être formée au métier d’agent général. A l’issue de ces 3 mois, je vais pouvoir créer ma structure en tant que profession libérale réglementée.
C’est une opportunité réelle de concilier mes 20 ans d’expérience commerciale et mon envie d’entreprendre en devenant indépendante.
En route pour un nouveau challenge, un nouveau métier, une nouvelle vie !
Quelques jours se sont écoulés et me voilà repartie vers une nouvelle dynamique!
J’ai rendez-vous ce soir avec un groupe important d’assureur qui est à la recherche d’anciens cadres commerciaux. Ils proposent visiblement la possibilité de commercialiser leurs offres tout en étant indépendant.
Il m’est indispensable en cette période de recherche d’idées d’avoir une oreille très attentive à tout ce qui se passe autour de moi.
Entreprendre, c’est être capable d’assumer des décisions importantes, et celle que je viens de prendre est de taille.
L’étude de marché et le business plan que j’ai réalisé me démontrent aujourd’hui que le marché français n’est absolument pas mature pour accueillir ce nouveau métier.
Les agences immobilières et les vendeurs trouvent le principe très intéressant cependant personne n’est prêt à payer la prestation…
Je prends donc la décision de ne pas aller sur le marché du home-staging.
L’heure est à présent à la réflexion sur de nouvelles idées, une nouvelle orientation…
Les 8 mois d’accompagnement de la société AZ-Initiatys m’auront permis de faire de très belles rencontres.
Au-delà de l’enseignement théorique, ce parcours est avant tout une expérience humaine magnifique.
Les 3 épreuves du jury ont été des moments très intenses, chaque candidat a vécu ces rencontres à sa façon. Il n’en reste pas moins que le dénominateur commun reste la gestion de son stress face à un jury qui va en l’espace de 10 minutes réagir à votre projet.
Je tiens à saluer l’intervention de Sylvie au dernier jury qui est intervenue pour expliquer qu’après 7 mois de travail, son projet n’était malheureusement pas viable.
La voix chargée d’émotion, elle a su durant 10 minutes trouver les ressources pour nous présenter son projet. Je salue le courage et la ténacité dont elle a fait preuve durant ces 10 minutes qui dans ces cas là paraissent une éternité.
Un conseil, lors de votre présentation de projet face à des professionnels, aller au bout de celle-ci quoiqu’il arrive, ne vous laisser pas déstabiliser par les réactions de vos interlocuteurs, rester calme et posé vous aideront à maintenir le cap.
Ces étapes sont incontournables et je vous conseille de ne surtout pas en faire l’impasse avant de démarrer votre communication, le lancement de votre site internet…
3 conseils pour bien faire :
1 – Effectuez un vote auprès de votre entourage : il est important de proposer plusieurs noms , l’objectif étant d’avoir des avis objectifs et d’identifier rapidement le ressenti des gens pour chaque proposition. Leur avis est-il en adéquation avec vos objectifs? Cette étape est indispensable, elle vous permet d’identifier des points que vous n’auriez pas vu seul, par exemple l’image que le nom véhicule, à quoi est-il associé, mon logo à venir est-il cohérent avec ce nom?…
2 – Assurez-vous ensuite que le nom de votre futur société est bien disponible :
Le site inpi (institut national de la propriété industrielle) est un incontournable pour s’assurer que vous pouvez rester sur votre choix…En ce qui me concerne j’ai dû changer de nom plusieurs fois, on se rend très vite compte que l’on est pas le premier à avoir des idées géniales…!
Ce site permet également de protéger sa marque (un nom, un slogan, un logo, un signe sonore…), ne pas la protéger c’est offrir à ses concurrents la possibilité de récolter les fruits que vous aurez semer en s’emparant de celle-ci. Le dépôt est valable 10 ans sur le territoire français et est renouvelable indéfiniment. Mieux vaut donc y penser avant que le mal soit fait…
L’INPI explique sur son site comment faire cette démarche :
- à l’INPI, à Paris et en région. Avec l’aide de documentalistes, vous accédez gratuitement aux bases de données de l’INPI sur les marques et les sociétés ;
- soit rechercher dans les bases de données en ligne de l’INPI.
Dans un second temps, une recherche dite “de similarités” permet de prendre en compte les ressemblances orthographiques, phonétiques et intellectuelles qui peuvent exister entre le nom que vous avez choisi et ceux qui sont déjà déposés ou enregistrés. Car même s’il n’existe pas de noms identiques au vôtre, des noms proches de celui que vous avez choisi peuvent constituer une “antériorité” (c’est-à-dire un droit antérieur) et vous conduire à devenir contrefacteur malgré vous.
Cette prestation payante est proposée par l’INPI.
3 – Réserver son nom de domaine :
La recherche via google offre de multiples solutions, celle qui ma semble être la plus facile et la moins coûteuse est avec BookMyName.com
Il faut compter 5 euros par réservation : .com, .org, .fr……..la période de réservation est de 1 an renouvelable.
Un conseil, si vous envisagez un développement international, mieux vaut prévenir que guérir en réservant l’ensemble des extensions. Si votre développement est national, je vous encourage à réserver dès le départ les : .fr, .com, .net, .org, .biz et .info
Je viens de vivre une expérience extrêmement forte dans mon parcours de créateur d’entreprise, la présentation de mon projet devant un jury de professionnels chez AZ-Initiatys. L’objectif est d’avoir l’occasion de présenter le résultat de 7 mois de travail sous forme d’une présentation power-point en 10 slides, 10 minutes et pas une de plus !
Il va donc falloir présenter les points clés de mon projet de façon très claire et structurée.
Le plan de ma présentation est le suivant :
- Mon projet, qui je suis?
- L’étude de marché
- Mon positionnement par rapport aux concurrents (qu’est-ce que j’ai de plus)
- Le point à date de mes actions (sous forme d’un tableau)
- La décomposition de mon prix de vente
- Le compte de résultat à 3 ans et le point mort
- Mes besoins en investissement
- Le compte de trésorerie à 1 an
- Le plan d’action à venir
Cette épreuve tout comme les deux jurys précédents dans le cursus est éliminatoire, ce qui ajoute une sacrée dose de pression sur mes épaules.
Si je ne les convaincs pas, l’accompagnement s’arrête là.
Je déroule ma présentation… Le jury sonne les 10 minutes et me demande de conclure. Fort heureusement, j’ai réussi à dire l’essentiel.
Ne croyez pas pour autant que je sois libérée car le meilleur est à venir ! 10 minutes de questions auxquelles il faut que j’apporte des réponses précises.
Les membres du jury ont la faculté d’appuyer très vite là où ça peut faire mal. Il est donc important de ne pas se laisser déstabiliser. Le monde de l’entreprise vous prépare plutôt bien à ce type d’exercice.
Les questions fusent. On m’interroge sur l’étude de marché, le compte de résultats. Il est indispensable de bien maîtriser les chiffres donnés.
Me voilà face à une quinzaine de personnes, poussée dans mes retranchements, avec pour unique but : rester pragmatique, posée, dynamique et souriante.
Les 20 minutes de bataille me permettent de poursuivre cette belle aventure. Me voilà soulagée : c’est une grande satisfaction personnelle que de faire parti des 7 finalistes. Pour rappel, nous étions 29 candidats en mai 2009, date de début de la promo.
Cette partie est la plus difficile moralement, il y a vraiment des jours sans….
Il est indispensable à cette étape de prendre du recul régulièrement, j’avoue que cet exercice m’est très difficile… Je passe des heures devant des usines à gaz fabriquée que j’ai moi-même fabriquées sur Excel, il y a les objectifs commerciaux que je me fixe et la réalité du marché qu’il me faut accepter. La manipulation de ces fichiers devient schizophrénique!
Je travaille depuis 7 mois à un rythme très intensif, le résultat est, évident me voilà très fatiguée moralement, nerveusement. Il me faut impérativement prendre du recul. Je vais donc être raisonnable sur les 2 jours à venir, obligation de réduire de manière significative mes journées de travail histoire de clarifier mes idées.
Un conseil, il est indispensable de s’accorder du temps régulièrement, de relâcher la pression et je promets de le faire dès aujourd’hui !
Le calcul du point mort, c’est aussi le seuil de rentabilité, c’est à dire le seuil minimum à atteindre pour commencer à gagner de l’argent. Celui se calcule en 3 étapes.
1 – Définir son unité d’oeuvre : en ce qui concerne ma future activité, c’est le nombre de chantier de home-staging à réaliser pour ne pas perdre d’argent…
2 – Calculer sa marge unitaire :
Pour ce faire, il faut :
définir son prix de vente unitaire HT
identifier l’ensemble des coûts variables unitaires HT
La marge unitaire est égale à : prix de vente unitaire – ensemble des coûts variables
Le taux de marge est égal à : marge unitaire/prix de vente unitaire
3 – Calculer le point mort :
Faire la somme des coûts fixes annuels
Le point mort est égal à la somme des coûts fixes annuels / par le taux de marge.
Il est impératif de comparer ce résultat aux objectifs commerciaux que l’on fixe à son entreprise les 3 premières années.
Je démarre la partie qui -à mon avis- demande le plus de rigueur, de pragmatisme, de logique et de bon sens. C’est surtout le moment de vérité, mon projet est-il pérenne sur les 3 années à venir? Combien d’argent vais-je devoir investir et pour quel résultat?
Le site de l’APCE explique clairement les grandes lignes de cette étape. Vous pouvez même y télécharger des tableaux pré-formatés au format excel. Il ne nous reste plus qu’à y insérer vos chiffres.
Les ateliers organisés sur ce sujet par Az-initiatys me permettent de simplifier le processus et surtout de procéder par étape. Je vais commencer par un compte prévisionnel sur 3 ans que j’appellerai simplifié dans lequel je vais calculer :
Le chiffre d’affaires hors taxe
Les charges fixes
Les charges variables
Le résultat
Prévoir un chiffre d’affaires n’est pas une tâche évidente, surtout lorsque l’on se lance dans un secteur d’activité émergent. Il est indispensable de beaucoup se documenter sur le secteur d’activité de son entreprise. Je suis inscrite à toutes les ォ Newsletters サ gratuites de la presse quotidienne. Ceci me permet d’être toujours informée et à moindre coût.