Une transition tout à fait inattendue

Je consulte le site de l’apce.com pour y trouver des informations relatives à la création d’entreprise. En parcourant le site, je découvre la rubrique « 1001 idées pour entreprendre ». J’y passe des heures jusqu’à la découverte d’une activité tout à fait nouvelle en France : « le home-staging ». Le site donne la définition suivante : « Aux Etats-Unis, en Angleterre, au Canada ou en Suède, le “home staging”, qui consiste à mettre en valeur un appartement ou une maison avant leur mise en vente, est bien connu. En France, ce concept commence à intéresser des vendeurs et des agences immobilières qui proposent ce service à leurs clients, dans le but d’obtenir un meilleur prix et d’accélérer les transactions. Pour Valérie Girard, une décoratrice qui s’est lancée dans ce nouveau créneau, un “home-stager” peut “s’attaquer à une seule pièce, à toute une maison, mais aussi au jardin”. Ce professionnel de la décoration peut proposer différents modes d’intervention et recourir éventuellement à des entrepreneurs. »

C’est le compromis rêvé entre : le sens artistique, le conseil, le développement commercial, la connaissance du marché de l’immobilier. Il faut absolument que je creuse l’idée. Je passe 8 jours à me documenter sur cette nouvelle profession, je suis convaincue d’avoir trouver ma voie. Il ne me reste plus qu’à expliquer lors de mon prochain rendez-vous avec AZ-Initiatys comment j’ai pu prendre un tel virage à 180° en 8 jours de temps…

Il va falloir que je ne sois pas raisonnable

Je ne vous ai pas encore fait part de mon goût pour tout ce qui touche à l’habitat, et plus particulièrement à la décoration. Mon rêve serait de pouvoir exercer un métier qui soit en lien avec la décoration mais lequel ? Pour rappel, le résultat de mon bilan de compétences m’oriente sur un axe artistique. Au cours d’un débrief avec Véronique Biart, celle-ci me pousse à rêver en me demandant de me projeter : « allez, Sylvie, si demain vous aviez l’opportunité de créer une boîte qui soit en parfaite adéquation avec vos envies, vos goûts, ce serait laquelle » ? Nous voilà parties dans une simulation extraordinaire, je me prends au jeu et commence à exposer mes idées, mes souhaits, mes rêves. Là il n’y a plus aucune barrière, tout est possible, tout est imaginable, puisque ça n’arrivera pas.

Je repars de ce rendez-vous bouleversée, je viens d’accoucher de quelque chose et je prends conscience que le choix du conseil est le choix de la raison mais que pour trouver un vrai équilibre pour les 20 années de travail à venir, il va falloir que j’écoute mon cœur et que pour une fois il va falloir que je ne sois pas raisonnable !

Le grand saut : je vais créer ma boîte…

Créer ma boite, oui je vais créer ma boite ! Le bilan de compétences m’oriente vers une activité artistique mais laquelle ?

Je décide de prendre le chemin qui me paraît le plus en adéquation avec ce que je sais faire, je cherche toutes les idées qui me permettront de mettre en avant mes talents. La voie qui me paraît la plus évidente est celle du conseil aux entreprises. J’ai déjà eu une expérience en ce sens. Il y à 4 ans déjà, j’ai ré-organisé un service d’administration des ventes d’une vingtaine de personnes. J’avais adoré cette mission. Observer, écouter, analyser, agir…. La relation avec les gens quand on est là pour leur simplifier la tâche est tout à fait à part. Il s’installe une relation de confiance et de partage que l’on met plus de temps à acquérir dans un rapport de Manager/Managé.

Je vais donc créer une société de conseil en management et optimisation de forces de vente.

Je me renseigne sur les différentes possibilités d’être accompagnée dans le cadre d’une création d’entreprise. Le pôle emploi m’oriente vers l’Afpa où je rencontre un conseiller. Il faut – pour bénéficier de cet accompagnement – avoir déjà réalisé son étude de marché et son business plan. Aie, aie, aie… c’est justement pour réaliser toute cette partie que j’ai besoin d’être aidée…On me conseille d’acheter des bouquins et de me documenter sur le site de l’apce.com. J’ai du mal à me contenter de cette réponse, j’ai parfois une forte tête et je ne sais pas pourquoi mais je suis certaine qu’il existe d’autres solutions. J’appelle donc ma conseillère Apec à qui j’explique mon projet, elle promet de se renseigner sur les diverses possibilités et de revenir vers moi.

En attendant sa réponse, je continue à réfléchir sur mon projet : quelle va être mon offre ? qui seront mes clients ? Et mes concurrents… ? Le premier constat est que je ne vais pas être la seule sur le marché…

L’atelier création d’entreprise

Billet admin de October 2nd, 2009 dans Outplacement, création d'entreprise | Pas de commentaires »

Dans le cadre de cet atelier, je me retrouve avec des personnes qui ont elles aussi envie de se lancer dans la création d’entreprise. Véronique Biart a convié un entrepreneur qui a créé sa boite il y a un peu plus de 10 ans. Corinne est à présent gérante d’une belle agence de communication à Paris et nous livre avec beaucoup de générosité son parcours. Son témoignage est super intéressant. Elle nous délivre quelques conseils, quelques astuces : il est par exemple, nécessaire d’établir des règles très précises dans le cadre d’une création à plusieurs associés. Attention à bien cadrer dès le début les modalités de sortie en cas d’abandon de l’un des associés. Il faut anticiper toute forme de litige au cas où.

Elle nous livre également l’une des clés qu’elle a utilisée pour conquérir ses premiers grands clients. Ca paraît tout bête, mais elle leur a proposé sa première prestation gracieusement. Cet investissement temps lui a permis de séduire ses prospects en leur montrant ce qu’elle savait faire sans aucun risque ni engagement pour eux. Le résultat ne s’est pas fait attendre, elle a signé ses premiers contrats avec des grands comptes dans la foulée.

C’est décidé, je vais devenir entrepreneur. Mais dans quoi ?

Un mois s’est écoulé depuis les derniers exercices de mon bilan de compétences. Je vous rappelle qu’à la fin de ce travail je ne savais plus du tout ce que je voulais faire. Un peu de recul permet souvent de faire le point et de sortir des zones ombragées.

Aujourd’hui, j’ai fait un pas de géant, j’ai envie d’un nouveau challenge, d’une nouvelle vie. C’est décidé, je vais devenir entrepreneur, dans quoi ? Ca je ne le sais pas encore mais une chose est à présent très claire dans mon esprit : je vais me donner toutes les chances d’y parvenir !
Je fais part de ce projet à Véronique Biard qui m’inscrit dans la foulée à un nouvel atelier sur la création d’entreprise.

L’atelier entretien d’embauche

Billet admin de September 30th, 2009 dans Bilan de compétences, Outplacement | Pas de commentaires »

Mon CV est à présent en forme, reste maintenant à faire des simulations de rendez-vous. J’ai l’impression d’avoir une nouvelle paire de chaussures et d’être obligée de les faire pour qu’elles ne me fassent pas mal aux pieds !

Nous alternons des simulations, on n’a pas tous les jours la chance d’être avec des gens qui vous consacrent du temps et vous donnent des conseils objectifs sur ce qu’ils entendent et ressentent de votre prestation.

L’atelier CV

Billet admin de September 30th, 2009 dans Bilan de compétences, Outplacement | Pas de commentaires »

Le 2ème atelier est très intéressant, nous abordons la phase réalisation de notre CV. L’idée étant de présenter son CV et de recevoir des conseils afin d’en améliorer le fond, la fluidité et la forme. Cet atelier est très interactif, nous sommes environ une dizaine à y participer.

C’est bon d’échanger, de partager des idées. J’ai presque l’impression de participer à une réunion de travail en entreprise. Vous savez ces réunions qui fatiguent tous le monde quand on a la chance de travailler et qui bizarrement vous manquent quand on ne fait plus partie des effectifs ?

Les tests psychotechniques

Billet admin de September 30th, 2009 dans Bilan de compétences, Chronique, Outplacement | Pas de commentaires »

Dans le cadre de l’outplacement, Cyclades me propose de participer à des ateliers de travail collectif. L’idée me séduit beaucoup, d’autant que le travail en équipe commence à me manquer.

Je m’inscris tout d’abord à une demi-journée de tests, l’objectif étant de nous préparer aux divers exercices que proposent les cabinets de recrutement et certains employeurs.

Me voilà assise dans une salle avec une dizaine de chômeurs. Les tests sont chronométrés, il faut être très concentrée et avoir les idées claires. Le fait d’être tous ensemble dans cette salle est assez déstabilisant, certains vont vite et semblent ne rencontrer aucune difficulté, d’autres ont l’air d’avoir plus de mal et sont plus lents…

Bilan de compétences : en route pour un grand voyage

Billet admin de September 25th, 2009 dans Bilan de compétences, Chronique, Outplacement | 3 Commentaires »

Me voilà à présent suivie pour 6 mois par un cabinet « d’outplacement », le cabinet Cyclades à Paris. Ca veut dire quoi au juste un cabinet d’outplacement ? Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir m’apporter ? Est-ce que ma vie professionnelle va vraiment en être bouleversée ? Je n’ai qu’une seule certitude au début du suivi, je veux faire un bilan de compétences. J’ai l’impression que ce passage est indispensable pour m’aider à faire le point. Et puis c’est aussi une façon de prendre le temps de me retrouver, peut-être même de faire plus ample connaissance avec moi-même…

La consultante qui m’accompagne s’appelle Véronique Biard. C’est une accoucheuse d’esprit !

Elle me remet un certain nombre de documents sur lesquels je vais devoir travailler, réfléchir. Le dossier est tout ce qu’il y a de consistant.

Ca y’est, me voilà partie pour un grand voyage, il va me falloir passer en revue mes 40 ans d’existence. Un bilan de compétences demande avant tout un fort investissement personnel, du calme, de la réflexion, et du recul, beaucoup de recul… C’est malgré tout, l’occasion rêvée de s’extraire du quotidien.

Les grandes étapes à franchir dans le cadre du bilan :

- faire l’inventaire de son savoir-faire et mettre en relief ses réalisations majeures,
- trouver ses motivations professionnelles et aspirations personnelles,
- identifier son style relationnel,
- maitriser ses atouts et de ses contraintes personnelles.

Ce travail d’analyse me demandera environ 3 semaines de préparation.

Dès le début, j’ai l’impression de partir pour une croisière en mer. Mon voyage commence sur une mer plutôt calme, les premières séances consistent à retracer les grandes lignes de mon parcours, qu’il soit personnel ou professionnel, sans analyse, juste factuellement. Mais au fil des séances, on y distille un peu de psychologie, on me demande de regarder mon parcours d’en haut et de revenir sur mes succès, sur mes échecs et de les analyser. La mer commence alors à vraiment se déchaîner, mon embarcation, jadis joyeux paquebot se transforme en frêle barcasse… A la fin du bilan, je ne sais plus trop où j’en suis, je ne sais plus ce que je sais ni ce que j’ai envie de faire…Moi qui pensais trouver rapidement des solutions, me voilà bien mal embarquée !

L‘outplacement, ma bouée quand j’ai le blues

Billet admin de September 23rd, 2009 dans Chronique, Outplacement | Pas de commentaires »

Ce licenciement m’a énormément fragilisée moralement, il va me falloir un peu de temps pour remettre les choses en ordre et être en mesure d’initier des actions. Car il faut bien l’admettre, devenir chômeur, ça ne se résume pas à la perte de son emploi, cela implique aussi de se retrouver plongé dans une certaine solitude, de perdre beaucoup de la confiance en soi, de découvrir la précarité psychique…

Perdre un travail, c’est aussi faire le deuil des années passées, devoir tourner la page, être dans l’obligation de se projeter différemment. La tâche n’est pas aisée, d’autant que les premiers mois les anciens collègues vous rappellent et vous racontent tous leurs déboires…. On est donc en permanence ramené dans ce passé que l’on tente d’estomper.

J’ai malgré tout la chance de pouvoir être accompagnée 6 mois par « un cabinet d’outplacement ». Les premiers rendez-vous avec Véronique Biard du Cabinet Cyclades me font beaucoup de bien. Je vais être épaulée par des professionnels. Je n’arrive pas là-bas les mains vides : j’ai bien une idée depuis longtemps, celle-ci est dormante et nécessite beaucoup d’investissement et de courage. Mon rêve de petite fille a toujours été de devenir un jour « chef de mon entreprise »…