Comment rebondir sur des évènements imprévus ou dramatiques 

- Vous vous étiez investi dans un projet, annulé faute de budget.

- L’un de vos concurrents remporte un appel d’offre important.

- Un collaborateur que vous comptiez promouvoir vous annonce sa démission.

- Votre site est touché par un plan de sauvegarde de l’emploi…

Imaginez que l’un de ces évènements vous tombe dessus ; quels seraient vos émotions et raisonnements ?

….

Votre première réaction serait-elle : « ce n’est pas normal », « cela n’aurait pas du arriver », « c’est de ma faute, la faute à d’autres, la faute au système  » ?

Au contraire, vous diriez-vous : « c’est dur à encaisser !, mais maintenant que je sais que cet évènement s’impose : qu’est-ce que je veux ? , que puis-je faire pour manager la situation ? »

Vous avez probablement deviné que la deuxième voie ouvre des perspectives, alors que la première vous enfonce dans les sables mouvants de la désillusion et du blâme.

Vous vivez des évènements inopinés, voire catastrophiques qui remettent en cause les équilibres antérieurs. Vos équipes sont parfois démotivées et abattues. Non ou mal managées, ces difficultés aiguisent les risques psychosociaux, tels qu’absentéisme, stress, états dépressifs…

La résilience est une démarche qui vous permet de surmonter ces situations difficiles et d’aider vos collaborateurs à faire de même. Elle s’articule en trois phases.

La résilience est un concept issu de la métallurgie, à savoir, la disposition des métaux à reprendre leur forme après une forte déformation. Par extension, dans le domaine des sciences humaines, c’est la capacité à rebondir et continuer à vivre pendant et après  des évènements imprévus ou douloureux.

Attention, il ne s’agit, ni de nier l’existence de l’évènement, ni de censurer la souffrance qu’il suscite. Il s’agit de prendre le temps de digérer ces émotions pour les accepter et faire avec.

Quelle est, appliquée aux managers, la démarche de résilience ?

En premier lieu, quand l’évènement surgit, la résilience consiste à transformer cette nouvelle contrainte en donnée à traiter. Ainsi, par exemple, la démission d’un collaborateur n’est pas un camouflet personnel mais un nouveau paramètre à intégrer dans l’organisation de votre équipe.

 De manière générale, face à toute situation managériale imprévue, pas la peine de revenir sur le passé, et de se perdre dans les « il aurait mieux valu, nous aurions du…, etc. »

En deuxième lieu, Orientez très clairement votre pensée et celles de vos collaborateurs vers un futur à construire ensemble. Posez-vous la question et répondez-y « Maintenant que je sais cela, qu’est-ce que je veux ? ». Idem pour aider un collègue ou un collaborateur, demandez-lui : « Que veux-tu ? ». L’objectif de cette deuxième phase est de passer  du subir au choisir. Soyez prêt à assumer que les réponses de vos collaborateurs ne vous conviennent pas. Il sera toujours temps de négocier…

En troisième lieu, définissez ou aidez vos collaborateurs à construire une trajectoire permettant de rebondir. Par exemple, un plan de développement des compétences, la fixation de nouveaux objectifs, la transformation d’un challenge en projet d’équipe.

Vous connaissez maintenant le processus de résilience. Les émotions désagréables et douloureuses qui vous envahissaient deviennent plus distantes. Vous restez un manager de sang et de chair tout en conservant la distance, mobilisant ainsi votre raisonnement.

Je vous laisse maintenant libres d’interpréter à votre guise cet aphorisme : « Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse »

Quelle en est la clé pour vous ?

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