Ayant conçu un nouveau stage Cegos : « Obtenir des résultats sans autorité », j’ai voulu l’animer la semaine dernière pour tester sa véracité. Je me suis retrouvé avec un groupe de douze jeunes chefs de projets et d’assistantes, oscillant entre 25 et 35 ans ; un aperçu de la fameuse génération « y ». Ils étaient tous munis d’un Smartphone et/ou d’une tablette numérique, les garçons étaient habillés en jeans et chemise ouverte ou polo. D’eux d’entre eux portaient de fines boucles d’oreilles. Tous avaient les cheveux très courts. Aucune des filles ne portait un tailleur, elles étaient en jeans  ou en jupe courte, voire un short. Lors du tour de table visant à ajuster leurs attentes par rapport au programme, tous demandaient des trucs et astuces directement applicable, l’un même a précisé : « apportez-moi la bonne méthode pour réussir tous mes projets.» La majorité précisa que le fait de fonder une famille et de faire des enfants n’étaient pas les priorités du moment.

Je me suis dit : « aïe ! Ils présentent plusieurs caractéristiques de la génération « y » telle que représentée dans les médias et l’opinion publique. Ils étaient « branchés » nouvelles technologies, probablement zappeurs, peu soucieux des anciennes conventions et des codes vestimentaires dominants dans les entreprises, et en demandes opérationnelles très centrées sur le pratico-pratique et le présent immédiat. Néanmoins, j’ai décidé d’animer le séminaire « à la papa » en prenant le contre-pied des représentations dominantes. J’ai commencé par affirmer que je serais très riche si la bonne méthode existait et que l’application stricto sensu de techniques et d’outils se heurte au mur du contexte, des représentations mentales et des postures managériales. Je les ai invités à se poser pendant ces trois jours pour prendre le temps du recul et de la réflexion. J’ai choisi une pédagogie centrée autour des cas réels des participants dans une perspective réflexive : « en quoi vous faites partie du problème et en quoi vous faites partie de sa solution.» Et puis pour couronner le tout, je les ai aidés à faire émerger leurs enjeux. Pour résumer, ils ont beaucoup travaillé sur l’intelligence des situations. Bien sûr, sans power point, ni artifice pédagogique.

Eh bien, ils furent très impliqués, demandeurs de références théoriques et écrivirent tous, trois jours plus tard sur les évaluations que ce fut pour eux une expérience très utile et applicable.

Un clin d’œil pour vous signaler que je suis stupéfait par les résultats d’une enquête publiée par le journal le Monde daté du 24 Novembre – cliquez ici-  qui m’informent que mes représentations optimistes sur la jeunesse ne sont pas partagées par la majorité des répondants.

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