Un vieux proverbe Chinois nous enseigne :”La plus longue marche commence par le premier pas”. Sans remonter aussi loin dans l’histoire le management contemporain par projet attire notre vigilance sur trois points critiques : les finalités du projet, les finitions et le premier pas.

 Les finalités donnent du sens : « pourquoi réaliser ce progrès ? », « à quels enjeux répond-il ? », « qu’est-ce que nous avons à gagner ? », « quelles en sont les conséquences ? » Vous pouvez clairement dire à vos collaborateurs que vous êtes à la fois mû par l’amélioration des performances et votre volonté éthique de garantir au mieux leur employabilité.

L’anticipation des finitions vous alerte sur les petits cailloux qui peuvent se transformer en rochers si vous n’y pensez pas dès le départ. Combien d’efforts se fracassent sur la conclusion: « nous y sommes presque arrivés ! » Par exemple, il est judicieux de prévoir à l’avance des jalons pour faire le point, l’accès à des ressources telles que bases de données et modules e-learning.

Et puis la réussite d’un projet à long terme tel que le développement des compétences est une succession de « petites victoires. » Le manager coach, après avoir clarifié les enjeux et précisé les résultats à terme, incite son collaborateur à se lancer dans les premier pas du progrès. En d’autres termes, ce qui n’est pas réalisé demain retarde d’autant l’atteinte de l’objectif. Dans la vie extra-professionnelle l’absence de premier pas fait rater de nombreux projets, tel le fameux : « Je m’y mettrai demain… et puis encore demain, » à commencer un régime, arrêter de fumer, écrire un livre ou un article, etc. Autant de vœux pieux, faute d’un engagement immédiat. C’est pourquoi le parcours effectué avec les premiers pas doit être balisé précisément : « Qu’auras tu fais demain soir ? », « Quels ont les premiers résultats que tu atteindras dans une semaine ? »,  « Quels sont les critères qui te feront dire que tu es sur la voie de la réussite dans un mois ? » Sauf dans les situations de crises et de survie, où l’impérieuse nécessité du changement autorise le manager à baliser lui-même le parcours de manière directive, il convient de s’assurer que le collaborateur est le propriétaire de sa démarche de progrès. A des fins pédagogiques, disons que le manager ne doit pas effectuer lui-même plus de 49% du travail. L’idéal serait qu’il soit seulement le déclencheur de l’appropriation par ses équipiers.