Les coulisses de la communication

Le blog de Catherine Sorzana

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Mieux communiquer : trois clés pour la rentrée

31st August 2010 · Communication

La rentrée. Cette période où on a devant soi une liste impressionnante de choses à faire, mais où on essaie tout de même de rester serein…  De profiter de l’énergie, de la détente du retour de vacances  pour repartir sur de bonnes bases : aller davantage à l’essentiel, mieux communiquer avec notre entourage.

Pour vous aider à atteindre cet objectif, je vous propose trois améliorations simples de votre communication à mettre en œuvre en ce mois de septembre :

- Ecouter  davantage. Si vous avez l’impression que vous ne laissez pas assez de place à vos interlocuteurs, prenez l’habitude, pendant quelques temps, de parler deux fois moins longtemps que vous ne laisserez parler l’autre. Vous trouverez automatiquement  un équilibre de temps de parole plus juste, après ce temps d’amorce. Vous pouvez aussi écouter mieux, plus activement : il vous suffit pour cela de relancer, de reformuler, de montrer votre implication.

- Communiquer positivement. Parler du  verre à moitié plein plutôt que du verre à moitié vide. Et  trouver quelque  chose de positif, de sincère (et qui ait du sens : le but n’est pas de devenir mièvre) à dire au début de chaque temps de communication.

- S’affirmer. Identifier le bon moment pour dire les choses… et les dire. Apprendre à dire non sans que cela devienne une affaire personnelle (en appuyant ses explications sur des faits, par exemple).

Adopter une posture de communication active et positive permet de garder le bénéfice des vacances plus longtemps.

Je vous souhaite une bonne rentrée !

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Prise de parole : laisser une place à l’émotion

10th June 2010 · Prise de parole

Raconter, c’est faire comprendre. Mais c’est aussi transmettre des images, des émotions. Pour y arriver, il faut avoir un plan simple, structuré, dynamique. Il faut placer le message essentiel au début de son intervention. Mais il n’y a pas que cela.

Une prise de parole réussie doit faire ressentir, impliquer, surprendre, faire réfléchir. Pour cela il faut que l’orateur se serve de sa compétence émotionnelle, sensorielle et pas uniquement de ses capacités intellectuelles.

 Mais comment entraîner ces compétences dont nous ne savons pas grand chose ? Il existe des exercices simples pour entraîner sa mémoire sensorielle et sa mémoire émotionnelle.

Vous pouvez commencer par vous concentrer sur une saveur. Le goût d’une pomme, par exemple. Vous devez retrouver ce goût, presque comme si vous le sentiez sur votre langue. Vous souvenir de la sensation, de la fraîcheur, de l’acidité, de la fermeté du fruit. Si vous parliez de votre goût pour les pommes à ce moment-là, vous pourriez le faire partager assez facilement : ce que vous ressentez enrichirait votre propos. Vos paroles seraient naturellement imprégnées des sensations que vous avez pris la peine d’aller chercher en vous, vos mots seraient plus concrets, plus justes.

Vous pouvez procéder de la même manière pour une émotion : vous pouvez essayer de retrouver ce que vous avez éprouvé dans un moment de peur. Vous pouvez retrouver ce que vous avez ressenti dans un instant de surprise intense. Vous pouvez utiliser des souvenirs anciens, vos premiers émerveillements, vos premières colères…

Simplement, pour ne pas vous fatiguer inutilement, soyez très précis avant d’aller chercher en vous une émotion et toutes les sensations qui l’accompagnent. Et concentrez-vous sur ce que vous ressentez, pas sur un souvenir intellectuel et théorique. Par exemple : je me souviens de l’indignation et de la colère que j’ai ressenti lorsque j’ai été puni injustement en CM2… Je vais essayer de me souvenir de ce que j’avais ressenti, des différents états que cela avait provoqué en moi. Et je laisserai remonter ces émotions si je dois parler d’un sujet qui me révolte, qui me fait réagir.

En fait, il s’agit « d’apprivoiser » ses émotions, ses sensations, pour leur laisser une place pendant une intervention. Une place limitée, mesurée ! Il s’agit d’accepter, d’entraîner, même, une part d’émotion, pour ne pas risquer d’être froid (trop technique, trop abstrait) ou au contraire d’être soudain dépassé par un flot d’émotions trop longtemps contenues.

Ce n’est pas un travail aussi indispensable que celui qui consiste à structurer son discours, à parler suffisamment fort, à utiliser des phrases courtes, des images. Mais c’est un entraînement qui permet de gagner en confort à l’oral. Et de donner plus de présence, plus de vie à une intervention. Donc, si cela vous amuse, entraînez-vous… Ce sont des exercices basiques, mais ils sont beaucoup moins anecdotiques qu’on ne pourrait le croire.

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Quel rituel avant une prise de parole en public ?

27th May 2010 · Communication, Insolite, Prise de parole

Observez-vous un rituel particulier avant de prendre la parole en public ? Avez-vous des manies qui vous sécurisent, qui vous rassurent ? Oui, et vous en avez un peu honte ? Vous ne devriez pas.

La répétition de certains gestes, d’un rituel déterminé avant un évènement  stressant permet un retour sur soi. Cela peut être une manière de vous recentrer, de vous sécuriser, de remettre de l’ordre dans les émotions qui menacent de vous submerger. C’est une manière comme une autre de dépasser son trac. Du moment que votre rituel ne va pas jusqu’au TOC, assumez-le et tirez-en le meilleur profit.

Alors que nous sommes en plein Roland Garros, je vous propose, en suivant ce lien, de découvrir comment les joueurs de tennis utilisent ce genre de gestes de “recentrage” pour maîtriser leur stress. Vous verrez que vous n’êtes pas seul à devoir surmonter une angoisse avant d’intervenir en public (surtout lorsqu’il y a un enjeu important). Et ce que vous lirez aura de quoi totalement vous décomplexer…

Si vous avez des “gestes de recentrage” que vous utilisez pour vous conditionner avant d’intervenir en public, n’hésitez pas à les partager avec nous en commentaire.

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Savoir se vendre

19th May 2010 · Communication, Formation, Media Coaching, Prise de parole

On appelle aussi cela : « Savoir faire son marketing personnel ».

 C’est de plus en plus important et pas seulement pour changer d’entreprise. Avec les fusions, les regroupements, les changements d’organisation, il devient essentiel de pouvoir vendre (y compris en interne) ses compétences et ses spécificités pour trouver ou retrouver un poste adapté à son profil.

Alors, comment bien se vendre ?  Il faut d’abord se demander à qui on va vendre ses compétences. Quels sont les besoins de l’entreprise ou du service que vous souhaitez intégrer. Plus les informations que vous recueillerez seront précises, mieux vous pourrez cibler ce que vous choisirez de mettre en avant.

 Quelques points parmi d’autres pour bien vous préparer :

-  lorsque vous aurez fait la liste de vos savoir-faire, demandez à quelqu’un qui travaille (ou a travaillé) avec vous de vous prêter son regard : on oublie souvent des savoir-faire importants parce qu’ils paraissent trop évidents,

-  même chose pour ce qui concerne votre « savoir-être » : demandez l’avis de vos proches, de ceux qui travaillent avec vous, de personnes qui vous côtoient sans vous connaître vraiment. Vous pourrez croiser les remarques, faire ressortir des détails que vous n’auriez pas pensé à évoquer tout seul,

-  lorsqu’il s’agit de talents que vous avez utilisés de manière ponctuelle (vous avez apaisé les tensions au sein de votre service lors d’un changement d’organisation, par exemple, ou vous avez su alerter votre hiérarchie sur un risque que seule une personne de votre service pouvait identifier), pensez-y à l’avance pour pouvoir résumer ce que vous avez fait en quelques phrases. Pour avoir à l’esprit l’action précise qui a créé une valeur ajoutée pour l’entreprise. On ne peut pas aller à l’essentiel en quelques minutes sur ce genre de sujets si on ne s’y est pas préparé,

-  réfléchissez à ce qui peut vous différencier des autres candidats. Et là encore, utilisez le regard de ceux qui vous connaissent, de ceux qui vous côtoient.

L’important, pour bien se vendre, c’est de pouvoir parler de soi sans gêne, sans fausse pudeur. De pouvoir se situer, d’être honnête et de donner l’impression qu’on a sincèrement envie d’intégrer le service concerné.

C’est pour cela que certaines entreprises proposent à leurs cadres un accompagnement pour préparer les entretiens qui leur permettront de se repositionner en interne.

Si vous ne bénéficiez pas d’un tel accompagnement, n’essayez pas, en tout cas, de vous préparer tout seul. Appuyez vous sur votre entourage, impliquez le, utilisez les retours qu’on vous fera.

Et une dernière chose :

Lors de l’entretien, parlez dès le début de ce qui pourrait intéresser le plus votre interlocuteur (ne gardez pas le meilleur pour la fin) : à l’oral, les messages donnés en premier marquent plus que les autres.

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Media Training : qui doit en bénéficier ?

29th April 2010 · Communication, Crise, Formation, Journaliste, Media Coaching, Media Training, Prise de parole

On réserve généralement le Media Training, formation destinée à se préparer à répondre à une interview, aux porte-parole d’une entreprise. Dirigeant, associé, membre de directoire, directeur d’usine…

Le Media Training de crise, formation destinée à se préparer à affronter les medias en situation de crise, est également réservé aux instances dirigeantes et à l’équipe de communication qui devra préparer les messages.

Je recommande, pour ma part, de former certains représentants des RH à cet exercice. Les entreprises n’ont pas toute de risque industriel à affronter. Mais le « risque humain » concerne aujourd’hui chaque acteur économique. Comment gère-t-on l’emploi au sein de l’entreprise ? Comment gère-t-on le stress ? Les départs sont-il volontaires ? Sont-ils accompagnés ? Est-on en train d’embaucher ? Le travail garde-t-il un sens, permet-il aux salariés de se sentir fiers, confiants, accompagnés ? Voilà les questions auxquelles le grand public veut trouver des réponses. Et par conséquent, ce sont des questions que les journalistes posent de plus en plus. Un responsable RH, capable d’apporter des réponses à ces questions, de légitimer le discours des dirigeants, de parler concrètement de ce qui se passe sur le terrain apportera un vrai plus lors d’une interview.

Depuis des années je conseille aux communicants d’être associés aux Media Training des dirigeants (certains le font naturellement sans avoir besoin de conseils, d’ailleurs). Pour qu’ils puissent ensuite former un véritable binôme pour répondre précisément, efficacement aux questions de la presse. Si, en plus, le journaliste peut trouver un responsable RH prêt à répondre à ses questions, l’image de l’entreprise sera rendue avec d’autant plus de justesse.

 Les porte-parole, aujourd’hui, ne sont plus systématiquement ceux que l’on croit. Ce qui a l’avantage aussi de ne solliciter les dirigeants pour une interview que lorsque c’est réellement utile.

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Prise de parole en public : les cinq premières minutes

19th April 2010 · Communication, Formation, Prise de parole

Pour réussir sa prise de parole en public, il faut passer le cap des cinq premières minutes. Les terribles cinq premières minutes, celles que tout le monde déteste. Après, ça commence à aller mieux, en général. On prend confiance, on s’habitue au public, on se détend. Mais y-a-t-il des « trucs » qui permettent de mieux vivre ces minutes éprouvantes ?

D’abord, il faut se fixer le bon objectif. On se dit souvent, avant de commencer : « je dois absolument être bon, être convaincant ». Mais ce n’est pas un objectif. C’est juste une dose de pression en plus.

Donnez vous plutôt, pour le début de votre intervention, une suite de petits objectifs, assez faciles à accomplir et pourtant essentiels :

-         dire un vrai bonjour à votre public

-         dire l’accroche (c’est-à-dire l’attaque, l’entrée en matière, les deux ou trois petites phrases que vous avez choisies pour accrocher l’attention du public) de votre discours. En choisissant de regarder une personne dans les yeux (dés que vous sentirez que vous avez obtenu l’attention, l’écoute de cette personne, vous pourrez regarder quelqu’un d’autre pour que chacun sente qu’il peut bénéficier de votre attention. Ainsi, le public se sentira pris en compte)

-         donner ensuite, d’entrée de jeu, votre message essentiel (votre message le plus fort, celui que vous seriez tenté de garder pour la fin si vous faisiez un rapport écrit)

-         donner, dés les premières minutes, un peu de concret. Une illustration, un exemple…

Par ailleurs, vous pouvez choisir de vous fixer l’objectif de sourire en disant bonjour. De faire ressortir les points clés en insistant dessus avec la voix au lieu d’aller trop vite. D’articuler plus clairement. De parler un peu plus fort que d’habitude…

A vous de vous faire votre propre « check list ». Du moment qu’elle n’est pas trop contraignante.

Au début, apprenez à être satisfait de vos cinq premières minutes si vous avez atteint un seul des petits objectifs que vous vous étiez fixés. Pour les prises de parole suivantes, gardez ces mêmes objectifs, dans le même ordre. Petit à petit, vous réussirez à les atteindre tous. Et si, de temps en temps, vous en ratez un ou deux, ça n’a rien de grave.

Ce qui manque souvent, pour se sentir bien à l’oral, c’est un rituel, des actions que l’on accomplit, l’une après l’autre, et qui nous aident à être actif, à prendre la main. A entrer dans une « dynamique positive ». Le meilleur remède contre le trac, c’est l’action. Alors n’ayez plus peur : préparez-vous, et allez-y !

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Voulez-vous éblablater avec moi ?

14th April 2010 · Communication, Insolite

…ou préférez-vous que je vous envoie mon infolettre ?

Pour le 40e anniversaire de la francophonie, le concours Francomot a été ouvert pour que les « jeunes » puissent trouver des équivalents français aux anglicismes si présents dans nos échanges quotidiens.

Désormais, il ne faudra plus dire que vous « chattez » sur le web avec vos amis, mais que vous « éblablatez » (si, si, c’est sérieux). Ne dites plus non plus que Paris Hilton a provoqué un « buzz » sur le net, dites plutôt qu’elle est à l’origine d’un « ramdam ». Et si vous me demandez de vous forwarder une « newsletter » qui vous intéresse, je vous ferai suivre cette « infolettre », de bonne grâce.

Au fil des années, certains mots anglais se sont francisés d’eux-mêmes. Computer est devenu ordinateur, courriel remplace parfois mail (qui résiste bien, malgré tout).

Dans les entreprises, ceux qui n’osaient pas demander ont enfin compris que « core business » c’était le cœur de métier, le jour où on s’est mis à le traduire. Pour « outsourcing », en revanche, ils avaient bien compris ce que cela signifiait, avant même qu’on le traduise par « externalisation ».

Mais lorsque le mot français a pris, c’est qu’il était clair, simple, bien trouvé. Je suis sûrement mauvais esprit, mais pour le 50e anniversaire de la francophonie, je me demande si on entendra encore beaucoup parler d’éblablatage…

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L’image de soi : un travail incontournable

7th April 2010 · Communication, Formation, Media Coaching, Prise de parole

Dans une formation à la prise de parole en public, il faut impérativement aborder la notion d’image. L’image que l’on a de soi, l’image que l’on transmet sans en être conscient. L’image de son entreprise et la façon de se positionner pour être en phase avec ce qu’elle représente.

De plus en plus de dirigeants me demandent de travailler, plus particulièrement, cette dimension de la communication. Leur façon de communiquer ne leur pose pas particulièrement problème. Ils ont suivi toutes sortes de trainings à la prise de parole, de media trainings, et même un coaching, parfois. Mais ils ont malgré tout du mal à comprendre, à maîtriser l’image qu’ils font passer.

Le travail sur l’image de soi est un travail précis, pratique, différent selon les individus. Et tout à fait passionnant.

Il faut commencer par comprendre quelle image on a de soi-même. Quelle image on pense donner lorsqu’on s’exprime en public, lorsqu’on manage un groupe, lorsqu’on est en face à face. Il faut apprendre à repérer ce que l’on transmet sans s’en rendre toujours compte. Prendre conscience des mots, des expressions que l’on fait passer de manière récurrente dans le discours. Et qui influent sur la perception que l’auditoire aura (par exemple lorsqu’on amoindrit ses propos en répétant « un petit peu », « je vais essayer de », «ce n’est pas parfait, mais »…).

On apprend aussi à repérer les non-dits (colère, frustration, ironie, lassitude ou au contraire enthousiasme, confiance) qui s’expriment dans nos sous-entendus. Les messages parasites qui viennent brouiller les messages principaux. A travailler sur sa communication non-verbale, son ton, ses gestes. Ses regards. A mettre plus de soi-même dans sa communication.

Il faut aussi savoir que le contexte dans lequel vous interviendrez influera toujours sur  l’image qu’on aura de vous. Il est donc intéressant de savoir comment le prendre en compte, comment prévoir et éventuellement modifier son impact.

Sans oublier de tenir compte de votre position hiérarchique, des attentes et des craintes qui y sont associées…

Un dirigeant, par exemple, est quelqu’un que l’on voit peu au quotidien. La rareté du temps passé avec lui va augmenter l’impact de chaque mot qu’il prononcera. Les différentes émotions ressenties au moment où on l’écoute (inquiétude, espoir…) peuvent aussi « colorer » l’image qu’on a de lui. Les enjeux, les attentes (fortes ou déçues), tout cela peut contribuer à une distorsion de la réalité. Surtout si ses messages sont complexes et si sa personnalité est difficile à cerner. Le pire étant, évidemment, que sa communication soit mal préparée, ou mauvaise.

Si vous travaillez sur votre image, le moment le plus marquant sera le moment où vous utiliserez la vidéo. Il vaut mieux être accompagné par un spécialiste qui vous aidera à identifier les points à travailler, qui vous rassurera sur ce que vous pensez être des défauts majeurs et qui ne sont en fait que des détails.

Dès le deuxième enregistrement, votre image pourra être  incroyablement différente de celle qui passait avant que vous ne commenciez à travailler. On peut vraiment dire qu’on change à vue d’œil.

C’est toujours surprenant de s’apercevoir qu’il faut faire un travail sur notre image pour qu’elle nous ressemble vraiment. Et de constater que les premiers effets de ce travail sont aussi immédiats.

« Pourquoi ne nous apprend-on pas cela pendant nos études ? » me dit-on souvent. Je me le demande aussi…

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Les ressources humaines durables

29th March 2010 · Crise

Un sondage TNS Sofres réalisé pour « Les Echos » nous donne de bonnes nouvelles des entreprises françaises. D’après ce sondage, réalisé auprès de 200 responsables, les entreprises interrogées ont majoritairement compris que le développement durable devait s’attacher aussi aux enjeux sociaux.

La lutte contre le handicap est mieux prise en compte. Les disparités salariales hommes/femmes sont examinées plus attentivement.

La création d’une Direction du Développement Durable au sein des nombreuses entreprises serait à l’origine de cette évolution. Ce nouvel interlocuteur ose faire face à la Direction des Ressources Humaines et mettre le volet social en avant. Même si, toujours selon les Echos, les nouvelles législations pour lutter contre le handicap et la Halde (la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) jouent aussi un rôle important dans cette évolution, plutôt réjouissante.

Serait-ce un des effets positifs de la crise ? Les entreprises, poussées à évoluer pour survivre, semblent davantage prendre en compte la valeur du facteur humain.

Peut-être parce qu’elles anticipent la reprise : tous les salariés qui restaient bien au chaud, malgré l’absence d’augmentation de salaire et les conditions de travail pas toujours faciles risquent d’être plus volages puisque la conjoncture s’améliore légèrement.

Il ne faut pas repeindre le paysage économique français en rose pour autant : ce sondage ne décrit qu’une tendance, un début de prise de conscience. Mais si vous avez, vous aussi, des évolutions positives à décrire parce qu’elles ont lieu dans votre entreprise, n’hésitez pas à nous les communiquer. Nous avons tous besoin de signes encourageants…

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Combien d’amis pouvez-vous vraiment avoir ?

22nd March 2010 · Communication

D’après une étude menée par un professeur de l’Université d’Oxford, il est impossible, pour le cerveau humain, d’entretenir un lien social avec plus de 150 amis. Selon lui, notre neocortex (la zone du cerveau qui gère la pensée consciente et le langage) serait responsable de cette restriction.

Donc, avoir 160 amis sur Facebook ou en avoir 4 752, c’est du pareil au même… (personnellement, ça me rassure, je plafonne gentiment à 50, ce que je trouve déjà pas mal).

Faut-il se dire pour autant que les adeptes des milliers d’amis virtuels vont se lasser et que Facebook sera bientôt dépassé ? Pas du tout !

Une autre étude, de Coleman Parkes Research nous apprend que 66% des entreprises pensent que les réseaux sociaux sont l’avenir des entreprises en matière de collaboration.

Et surtout, 39% des Européens de 18-24 ans songeraient à quitter leur entreprise si ces moyens ne leur étaient pas donnés. C’est à dire si on les empêchait d’accéder à leurs réseaux en ligne. Le mieux étant pour eux que l’entreprise ait elle-même une stratégie de réseau social. Comme par exemple Air France qui donne la possibilité aux personnes qui vont voyager dans le même avion long-courrier de se contacter ou Reebok qui propose aux joggeurs d’échanger leurs “spots” et leurs bons plans.

Les réseaux sociaux ne vont donc pas s’éteindre, mais s’étendre. Et on peut s’attendre demain à voir fleurir toutes sortes de RSE, Réseaux Sociaux d’Entreprise. Vous n’avez pas fini d’avoir de nouveaux amis…

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