Les coulisses de la communication

Le blog de Catherine Sorzana

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Prendre la parole : comment structurer son discours

12th October 2009 · 8 Commentaires · Communication, Formation, Media Coaching, Prise de parole

Lorsque j’anime une formation à la prise de parole en public, on me demande souvent comment structurer son discours. Faut-il adopter le plan « thèse-antithèse-synthèse » appris durant nos études ? Faut-il comme les juristes faire un plan en deux parties ?

En fait, à l’oral, il faut identifier son message principal. Et le donner dès le début de son intervention. Dire l’essentiel dès le départ, ne pas « contextualiser » longuement avant d’arriver au cœur de son propos.

Le message essentiel peut être précédé de ce qu’on appelle une « accroche » : quelques phrases pour capter l’attention du public. Une anecdote (qui a un rapport avec le sujet, bien sûr), une question au public…

Les anglo-saxons commencent toujours par une plaisanterie lorsqu’ils prennent la parole. En France, c’est moins habituel. A vous de juger si c’est approprié à la situation et à votre public. Et si cela correspond à votre personnalité et à votre humeur !

Votre message principal se divisera, idéalement, en quelques idées-clés (pas trop nombreuses, elles doivent se compter sur les doigts d’une main).

Chaque partie, chaque « chapitre » de votre discours commencera par une de ces idées-clés. Votre public doit pouvoir voir où vous voulez en venir : il mémorisera plus facilement ce que vous dites.

Pour bien faire, il vaut mieux illustrer chacune de ces idées-clés. Le cerveau humain retient mieux les exemples, les illustrations (les histoires, en un mot) que les concepts. Utiliser des phrases courtes, actives.

Si votre chapitre est un peu long, ou si vous abordez des points complexes, vous pouvez rappeler l’idée-clé en fin de chapitre.

Enfin, prenez le temps de préparer votre conclusion. Finissez si possible sur une point positif, sur une invitation à l’action.

Sinon, deux petits conseils supplémentaires :

Choisissez un plan qui vous corresponde, qui suive votre logique. Evitez d’être impressionné par le plan de quelqu’un d’autre et de vous y conformer. Le plan, c’est ce qui donnera sa dynamique au discours, ce qui reflétera votre conviction, ce qui la soutiendra. En un mot : soyez vous-même, c’est toujours le plus important au moment de prendre la parole.

Et aussi, apprenez l’accroche, les points-clés et l’idée de conclusion par cœur. En cas de difficulté ou d’imprévu, vous pourrez reprendre plus facilement le fil de votre discours. Mais n’apprenez pas tout votre texte par cœur : vous perdriez votre naturel.

Bonne prise de parole ! Je vous donnerai, dans un prochain papier, quelques conseils sur la forme, le rythme d’une intervention orale. Et si vous avez des questions d’ici-là, je serai heureuse d’y répondre…

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8 Comments so far ↓

  • SOUR

    Bonjour,
    Quelles sont les limites à l’utilisation de l’humour quant à des sujets professionnels ( souffrance, dysfonctionnements et autyres déviances … ?
    Cordialement
    Alain

  • SOUR

    Quelle doit être la durée maximale d’un monologue avant de perdre l’attention de ses auditeurs ?

    Est-il préférable d’autoriser des questions au fur et à mesure plutôt que de les regrouper en fin d’exposé ?

  • csorzana

    L’empathie, la compassion (dans le sens noble du terme) sont toujours plus importants que l’humour, sur ces sujets là.
    Il y a deux repères pour ne pas se tromper : d’abord demandez-vous si votre public vous semble prêt à rire du sujet concerné (est-ce le moment, n’est-ce pas trop tôt, quel est le degré de souffrance, les personnes concernées ont-elles eu l’impression de pouvoir s’exprimer, d’être entendues, avant qu’on ne leur demande de sourire de leur souffrance ?).
    Et ensuite, dites-vous qu’il y a “rire avec” et “rire de”. Rire avec les personnes présentes, essayer de les faire sourire, pourquoi pas… Cela revient à remettre de la vie, de l’élan dans une situation qui ne fonctionne pas très bien. A les aider à prendre de la distance, à voir les choses autrement. C’est les rendre sujets, acteurs, actifs dans cette situation qui ne va pas.
    Mais à partir du moment où il y a souffrance, “rire de”, se moquer des personnes ou de la situation concernée, c’est minimiser ce qui se passe. C’est nier. Et cela peut faire des dégâts… C’est rendre, au contraire, les personnes concernées passives, les désarmer, leur couper l’envie de parler.
    En fait, on pourrait résumer en disant que Rire avec, dédramatiser, c’est positif. Mais Rire contre, minimiser, c’est dangereux…
    Cordialement,
    Catherine

  • csorzana

    Quand est seul à s’exprimer devant un groupe, éviter de dépasser les 20 mn. S’il y a Questions-Réponses, on peut aller jusqu’à 45 mn.
    Et se souvenir (ça rend humble…) que l’attention d’une personne qui écoute décroit toutes les 4 mn…
    Mais comme toutes les règles à l’oral, rien n’est absolu. Ce sont simplement des repères…

  • Prise de parole en public : comment marquer des points | Les coulisses de la communication

    [...] faut avant tout structurer son intervention d’une manière adaptée. Mais ensuite, ce qui fera la différence passera plus par ce qu’on [...]

  • TSwain

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  • karl

    Après une formation , formidable, je vais suivre le chemin de ce blog!
    Merci Catherine pour ce partage!
    plein deb onnes et belles choses
    isabelle karl Fouillaret

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